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Edito

Le 1er mai est mort, Vive le 1er mai





LE 1ER MAI AVANT 2020


– Youpi c’est le début des ponts du mois de mai !
– Ouf ! Je vais pouvoir calmer le rythme et éviter le burn-out.
– Quel plaisir de passer du temps en famille, de s’occuper de sa maison !

C’était le bonheur, une célébration de l’arrêt salutaire et tant attendu d’au moins une petite journée dans ce monde de brute.

LE 1ER MAI APRÈS 2020

Une vie perso qui a bien changé
– Rester en famille ? Non merci, j’ai eu ma dose en 2020 pour une vie entière.
– En profiter pour voir des amis ? T’es pas courant ? C’est interdit par la loi martiale de 2020.
– Faire un ménage de printemps ? Pas la peine, depuis 2020 je suis une experte formée par Marie Kondo.Tout est tout le temps nickel chez moi.
– Partir en week-end prolongé à la campagne ? Trop dangereux ! Depuis 2020, la nature sauvage a repris ses droits, les renards, rapaces et compagnie attaquent les humains sans vergogne (le monde à l’envers).

Une vie pro devenue formidable
– Mon salaire ? Avant je le trouvais maigrichon, maintenant je suis bien contente d’en avoir un.
– Créer ma boîte ? Complètement ringard. Maintenant le Graal c’est d’être fonctionnaire à vie.
– Les relations avec mon boss ? Il est formidable. Peut-être un peu despotique mais c’est pour la santé économique de la boîte.
– 60 heures par semaine ? Il paraît que dans le temps ils travaillaient moins de 35h les feignants.
– Les collègues débiles ? Toujours là ! Mais que c’est bon de ne plus être obligée de parler avec ma plante verte.
– Les clients ? Plus très nombreux, alors même les plus chiants, je les bichonne.

ALORS ? ÇA DONNE ENVIE CE MONDE D’APRÈS ?

L’expression “Le monde d’après” me donne des frissons.

J’ai l’impression d’être dans un mauvais scénario de série B. Quoi que, c’est peut-être exactement ce qu’on est en train de vivre. Une mauvaise blague qui a pris une proportion mondiale.

En fait, je ne sais pas comment tout ça va nous faire évoluer. Quelle piste va-t-on suivre ou choisir ?

L’émergence, voire l’accélération d’une prise de conscience pour changer de modèle économique, de mode de vie… ou bien l’exacerbation du pire : nationalisme, société divisée par l’appauvrissement, élèves perdus pour l’Education nationale…

Merci à celles qui ont le numéro de Mme Irma de me le transférer. J’aimerais bien être rassurée.

Sur ce, bonne fête du travail à toutes,

Catherine

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